
DINORAH
Théâtre Impérial de Compiègne, 03/2004
Carnets de Sol - David Le Marrec, marzo 2004
Je ne cesse de m'émerveiller des prouesses d' Armand Arapian dans tous les répertoires qu'il aborde, avec une justesse de ton et une richesse de moyens que je n'ai jamais entendues en défaut. Certes, son fa3 a toujours été assez blanc et pénible, mais le reste est à un tel niveau... Qui peut se targuer d'un tel medium? Surtout qu'il était souffrant ce soir-là, et s'est dit mal à l'aise dans ce rôle. Evidemment, la diction et la finesse sont là. Je faisais mentalement la comparaison avec Van Dam Le Grand qui, à mon sens, trouve ses meilleurs rôles dans les emplois qu'ils ont en commun. Et je me disais qu'Arapian est en somme, sinon aussi vocal (quoique! je trouve ses accents mieux à propos, et l'égalité de la tessiture fait oublier le medium faible de JVD), bien plus ferme, bien plus intelligible, et même sans doute plus juste dramatiquement.
